- Document ID: 6542904
- Document Collection: 1-1-5-3_Buchenwald_Schreibstubenkarten
- Link to Online Archive: https://collections.arolsen-archives.org/de/document/6542904
Discussion Question
André MAHE #FrenchAndré MAHE, b. 25.03.1924 in Meucon, Morbihan, France
In Compiègne with prisoner nr 21452
In Buchenwald from 16.12.1943 with prisoner nr 38115
In Neuengamme from 29.03.1944
He passed away shortly after being back home
Né le 25 mars 1924 à Meucon, André Pierre Marie Mahé était l’aîné d’une fratrie de quatre enfants. Son père, Jean-Marie Mahé, était menuisier et sa mère, Louise-Françoise Le Mené, ménagère. Très jeune, André travaille dans les fermes environnantes, notamment au village de Kerbotin en Saint-Avé, puis à la boulangerie Spégagne à Meucon.
Pendant l’occupation, il travaille à la gare de Vannes et pour lui, il est inconcevable de travailler pour l’armée allemande. C’est l’une des raisons pour lesquelles il se décide à rejoindre la France libre. Le jeune de Meucon choisit son itinéraire via l’Espagne, avec en poche une convocation pour entrer dans la Marine.
Le 5 septembre 1943, accompagné d’un voisin du Guernevé, Théophile Rosnarho, André Mahé quitte le Morbihan avec l’intention de rejoindre les Forces françaises libres. Malheureusement, les deux acolytes sont arrêtés le 7 septembre, à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) lors d’un contrôle d’identité en chemin de fer par la police allemande.
Dans une lettre à ses parents, il écrit : « Nous avons été pris à la ligne de démarcation. On a avoué que nous devions passer la frontière. Probablement nous partirons pour l’Allemagne. J’aurais dû t’écouter papa. J’irai revoir Meucon. » Théophile Rosnarho réussit à s’évader. Puis, s’ensuivent plusieurs transferts dans divers camps. André Mahé est passé par la forteresse du Hâ, à Bordeaux (Gironde), puis à Compiègne (Oise), au Frontstallag 122, avec le matricule 21 452. Il est interné jusqu’en décembre 1943.
Il est ensuite déporté en Allemagne au camp de Buchenwald, près de la ville de Weimar et en mars 1944 au camp de concentration de Neuengamme au sud est d’Hambourg. Son dernier lieu de rétention se situe sans doute, à Riendenburg en Bavière. Dans une lettre à ses parents, en mai 1945, il redit son espoir de revenir dans le Morbihan. « Bientôt j’aurai repris mes forces normales, car dans les camps allemands, nous avons souffert de la faim et du froid. C’est pourquoi j’ai maigri, mais maintenant tout est fini, je rentrerai comme je suis parti. »
Après l’armistice en 1945, il est rapatrié par la Suisse, et entame son retour vers son pays natal en très mauvais état de santé. Soigné à la Salpêtrière à Paris, il est transféré à Vannes, rongé par le typhus. Il voulait mourir auprès des siens. Atteint de la tuberculose pulmonaire, il décède dans la maison familiale au Guernevé, le 14 novembre 1945, après plusieurs séjours à l’hôpital Chubert à Vannes.
Durant les derniers mois de sa vie, il est accompagné par sa famille, son ancien instituteur Roger Cocherel qui fut plus tard pilote observateur et résistant au réseau Proust, ainsi que par l’abbé Jubin qui était aussi le secrétaire de mairie. Il est décoré à titre posthume de la médaille militaire, de la médaille de la résistance, de la croix de guerre avec palme et du diplôme du souvenir.
See:
- https://collections.arolsen-archives.org/en/archive/1-1-5-3_01010503-001-314-046
- http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.161.#MAHE
- https://www.ouest-france.fr/bretagne/meucon-56890/recit-jirai-revoir-meucon-andre-mahe-deporte-a-buchenwald-mort-au-pays-juste-apres-larmistice-0869e522-48d4-11ef-bfeb-1153a1dd3579

